Adultes

Si vous êtes témoins de violences et en particulier de violences sexuelles envers un mineur, vous êtes dans l’obligation de faire un signalement. Pour cela :

Vous devez contacter par téléphone le 119, numéro dédié à la prévention et à la protection des enfants en danger ou en risque de l’être, disponible 24h/24 et 7j/7.

Vous pouvez aussi faire un signalement en ligne et contacter les services de police ou gendarmerie par chat sur : https://www.service-public.fr/cmi

Vous pouvez également contacter les services du département : aide sociale à l’enfance (ASE) ou cellule de recueil des informations préoccupantes (Crip)

En cas de situation d’une exceptionnelle gravité, vous pouvez saisir directement le Procureur de la République du Tribunal de Grande Instance qui pourra décider d’une mise à l'abri si nécessaire : centre d'hébergement, hospitalisation, OPP (ordonnance de placement provisoire)

http://www.annuaires.justice.gouv.fr/annuaires-12162/annuaire-des-tribunaux-de-grande-instance-21768.html

Si vous accompagnez un proche qui a été victime de violences sexuelles quand il était enfant

"Pour la victime, comprendre ses réactions, comprendre ce qui s’est passé, est essentiel pour qu’elle puisse sortir d’interrogations sans fin, de doutes et de sentiments de culpabilité destructeurs". 

L’entourage doit être solidaire, bienveillant avec la victime, la soutenir, l'accompagner, l’aider à trouver les professionnels ressources qui lui seront le plus utiles. 

 

Être témoin de violences ou être un proche d'une victime, parents, conjoint, ami, collègue peut être déstabilisant, douloureux, voire traumatisant et générer des troubles psychotraumatiques, particulièrement si l'on a été confronté à des violences effroyables, si on s'est senti dans l’incapacité d’agir, impuissant à protéger, à aider, à trouver les bons comportements. 

 

Surtout faites-vous aider, ne restez pas seul-e. Il a été démontré que le fait de recevoir en consultation les proches de victimes pour les entendre, les informer, les soutenir, les conseiller, voire de leur prodiguer des soins si c'est nécessaire, a un impact très positif sur eux mais aussi sur la prise en charge de la victime. » (Dre M. Salmona)

 

Ne participez pas au déni ! Prenez en compte ce que vous disent les victimes, ne minimisez pas ce qu’elles ont subi, et prenez garde de ne pas être influencé par des théories anti-victimaires, comme celles :

  • de la prétendue fréquence des fausses allégations (les enfants mentiraient souvent) alors qu’elles sont rares, et ne dépassent pas 6% ; 

  • du syndrome d’aliénation parentale qui n’a aucune valid ité scientifique et qui met en cause le parent (presque toujours les mères) qui dénonce des violences sexuelles commises par l’autre parent dans un contexte de séparation; 

  • ou bien la théorie des faux souvenirs pour des faits qui reviennent en mémoire aux victimes des années après, alors que les amnésies post-traumatiques sont fréquentes et très bien documentées (cf pour toutes ces théories anti-victimaires : Romano H, Izard E, Danger en protection de l'enfance. Dénis et instrumentalisations perverse, Paris, Dunod, 2016).

      (Dre M. Salmona)

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